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L’AGASM, association générale des amicales de sous-mariniers, a été créée en 1953 par des hommes qui avaient vécu ensemble, à bord des sous-marins, des moments forts, tant sur le plan professionnel que sur le plan humain, et qui souhaitaient entretenir le souvenir de cette ambiance, en répondant au besoin de se retrouver, de maintenir le contact entre eux, quelles que soient les orientations prises par les uns et les autres.

Depuis cette création, la motivation n’a pas changé. La vie à bord d’un sous-marin reste fondamentalement différente d’une vie courante, elle est peu ordinaire, pour ne pas dire extraordinaire. Elle est basée sur la compétence professionnelle - toute erreur peut être fatale - et sur une grande confiance mutuelle - chacun est responsable de la vie de tous. Elle est faite de risques partagés, d’une promiscuité permanente et prolongée, dans un cadre étroit, au sein d’un monde inhospitalier et dangereux, l’océan et ses profondeurs. En un mot, elle a le goût de l’aventure, mais une aventure partagée, source de cohésion et d’efficacité, loin de toutes les contingences de notre société. C’est bien ce sentiment d’équipe et de solidarité que les sous-mariniers aiment retrouver en adhérant à l’AGASM.

L’AGASM compte près de 1600 adhérents. La vie de l’association se déroule essentiellement au sein d’amicales locales : il en existe 20 à ce jour en France. Chaque amicale dispose d’une certaine autonomie, avec un président, un bureau, un budget, etc....

Par ailleurs l’AGASM entretient des relations internationales avec des associations de sous-mariniers de tous les continents, principalement européennes, allemands, italiens, anglais, russes, ukrainiens, ...

Enfin l’AGASM a un devoir de mémoire, en conservant, classant, triant tous les documents, récits, anecdotes qui dépeignent bien la vie qu’ont vécu les sous-marins français depuis plus de cent ans que les sous-marins existent.

Finalement pour découvrir l’AGASM, la meilleure solution est de venir en parler avec ses membres, eux seuls sauront vous faire partager le plaisir de se retrouver !

  

Jacques BLANC CA(R)

 

 

 

La base sous-marine de Saint-Nazaire est l'une des cinq bases pour sous-marins construites sur la façade Atlantique au cours de la Seconde Guerre mondiale à Saint-Nazaire par l'Allemagne nazie qui occupait la France.

Image illustrative de l'article Base sous-marine de Saint-Nazaire

Construction

L'armée allemande arrive à Saint-Nazaire en juin 1940. L'U-46 de la 7. Unterseebootsflottille est le premier sous-marin allemand à rejoindre Saint-Nazaire, le .

Une mission de l'organisation Todt (Oberbauleitung Süd) inspecte le port dès décembre 1940, afin de déterminer les possibilités de construction d'une base sous-marine afin de protéger ses sous-marins des bombardements aériens anglais. Les travaux sont confiés à l'ingénieur Probst.

La base sous-marine est construite en partie à la place du bassin de retournement de la Compagnie générale transatlantique. Les quais et bâtiments de la compagnie seront eux aussi détruits avec la poursuite des travaux.

Les travaux s'effectuent en plusieurs étapes. Ils débutent en février 1941, avec les alvéoles 6, 7 et 8. Ils sont achevés en juin 1941. De juillet 1941 à janvier 1942, les alvéoles 9 à 14 sont construits, puis, entre février à juin 1942 ce sont les alvéoles 1 à 5. Enfin, de juin à décembre 1943, la construction d'une tour annexe achève les travaux de construction. Ces travaux requièrent la présence de 1 502 travailleurs et 3 166 requis.

Entre fin 1943 et début 1944, une écluse fortifiée est construite dans l'alignement de la base afin de protéger les sous-marins pendant l'éclusage entre l'estuaire de la Loire et le bassin. Elle mesure 155 m de long, 25 m de large, 14 m de haut et est équipée, sur son toit, de dispositifs de défense anti-aérienne.

Caractéristiques

Les dimensions de la base sont de 300 m de longueur, 130 m de large et 18 m de haut pour une surface d'environ 39 000 m2 et un volume de béton coulé d'environ 480 000 m3.

L'épaisseur du toit de la base est d'environ m. Il se compose de quatre couches distinctes: la première, constituée de béton armé mesure 3,50 m d'épaisseur, la seconde, en béton et granit, mesure 35 cm d'épaisseur, la troisième, à nouveau en béton armé, de 1,70 m d'épaisseur et la quatrième, nommée Fangrost, constituée par la superposition de poutres croisés de 1,80 et 1,40 m de hauteur. Le toit est équipé de cuves bétonnées pour canon de 20 mm, de cuve pour canon quadruple de 20 mm, d'une cloche blindée d'observation, d'un abri individuel (tobrouck) pour mitrailleuse MG et d'un blockhaus pour mortier M19.

La base comporte 14 alvéoles (sorte de garage pour sous-marin), numérotés de 1 à 14 du nord au sud : les alvéoles 1 à 8 constituent chacun un bassin de radoub de 92 m de long par 11 m de large, pour un sous-marin ; les alvéoles 9 à 14 sont des bassins à flot, de 62 m de long par 17 m de large, pour deux sous-marins chacun.

Deux inter-box permettent l'accès aux étages supérieurs de la base. Ils sont situés entre les alvéoles 5/6 et 12/13.

Par ailleurs, la base est équipée de 62 ateliers techniques, 97 magasins de stockage, 150 bureaux92 chambres pour les équipages, 20 stations de pompage, quatre cuisines, deux boulangeries, deux centrales électriques, un réfectoire et un bloc opératoire.

Seconde Guerre mondiale

Deux flottilles seront affectées à Saint-Nazaire, la 6e et la 7e flottilles de sous-marins allemands.

La 7e flottille de Kiel, sous le commandement du korvettenkapitän Herbert Sohler, est affectée à Saint-Nazaire, comme flottille de combat, en partie à partir de septembre 1940, puis entièrement à partir de juin 1941. La 6e flottille, reformée à Danzig, est affectée à la base sous-marine de Saint-Nazaire en février 1942.

L'U-46 du commandant Endrass arrive sur place fin septembre 1940. Le 30 juillet 1941, l'U-203 du commandant Mützelburg inaugure l'U-Bunker en entrant dans l'alvéole n°7.

Devant l'avancée des Alliés sur le front occidental, le transfert de la 7.U-Flottille, pour la Norvège, est décidé en août 1944. En septembre 1944, la base est déclarée "Festung" par Hitler. Tenue par les troupes du GeneralleutnantJunck, elle résistera jusqu'à la fin de la guerre. Le 8 mai 1945, l'U-255 du commandant Helmut Heinrich quitte Saint-Nazaire. Seul l'U-510 du commandant Alfred Eick est capturé par les Alliés. Réarmé par la la Marine nationale, il deviendra le "Bouan".

Après-guerre

Le quartier de la base a longtemps été laissé à l'abandon. C'est pourquoi, en 1994, la municipalité de Saint-Nazaire décide de lancer le projet « Ville-Port » destiné à réhabiliter la zone de la base qui n'est alors qu'une vaste friche industrielle.

L'architecte espagnol, Manuel de Solà-Morales i Rubió (es) participe à la première phase des travaux : « Ville-Port 1 ». Entre 1996 et 2000 s'implantent, dans et autour de la base, des équipements liés au tourisme ou à la culture. Il est ainsi possible de découvrir l'intérieur d'un paquebot transatlantique, univers reconstitué dans deux alvéoles. Des logements sont également construits à proximité de la base. En janvier 1997, quatre alvéoles voient leurs murs percés afin d'ouvrir le nouveau quartier sur le port. Ils sont également remis en eau. En juillet 1997, le toit est ouvert au public. Il constitue un point de vue intéressant sur l'estuaire de la Loire, le pont de Saint-Nazaire et les chantiers de l'Atlantique. En 1999, une longue passerelle inclinée permet de relier le toit au nouveau quartier.

En 2000 est ouvert Escal'Atlantic, centre d’interprétation sur l’histoire des paquebots transocéaniques qui rappelle que c'est à l'emplacement de la base sous-marine que se dressaient la gare maritime et les installations de la Compagnie générale transatlantique.

En 2002, la réhabilitation de la base et du quartier se poursuit à travers le projet Ville-Port 2, confiée à l'agence LIN Berlin (Finn Geipel & Giulia Andi). La transformation des alvéoles continue. À l'automne 2005, les travaux destinés à installer le LiFE (Lieu international des formes émergentes)9 et le VIP (scène musicale)10 dans les alvéoles 13 et 14 débutent. Ils s'achèvent en avril 2007. Ces deux lieux sont destinés à accueillir concerts, expositions, spectacles…

Le , sur le toit de la base, au-dessus de l'alvéole 14, a été placé un radôme ayant abrité un radar de l'OTAN sur l'aéroport de Tempelhof à Berlin. Offert à la ville de Saint-Nazaire par le ministère de la défense allemand, il mesure 16,50 m de diamètre, m de haut et pèse environ 5 tonnes. Il est constitué de structures en triangle couvrant une surface de 210 m2.

Depuis 2009, le toit de la base accueille les jardins dits du Tiers paysage, conçus par le paysagiste et jardinier Gilles Clément.

les moyens nautiques du Pôle National de Formation de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) sont installés dans l'une des alvéoles de la base.

 

 

Sources: https://fr.wikipedia.org/wiki/Base_sous-marine_de_Saint-Nazaire

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Base sous-marine de Saint-Nazaire de Wikipédia en français (auteurs)

 

 

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AGASM Emeraude.

Dubigeon est un grand nom de la construction navale à Nantes où cinq générations de cette famille vont le faire vivre.

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Le premier chantier naval de la famille Dubigeon a été créé en 1760 par Julien Dubigeon (1711-1781). Charpentier de formation, celui-ci s'est formé progressivement dans tous les corps de métier de la construction navale. Il installe son premier chantier naval en 1760 sur le site de l'ancienne bourse.

À la fin du xviiie siècle, Nantes est le premier port de commerce français, position due notamment au commerce triangulaire et la traite négrière, qui assure la prospérité des armateurs nantais et le développement de la construction navale. Comme les chantiers Dubigeon, les chantiers navals nantais s'installent à proximité des armateurs.

Les premiers bateaux lancés sont des bricks, des goélettes et des trois-mâts. La construction des navires à voile durera jusqu'au xxe siècle puisque le dernier trois-mâts construit par Dubigeon est l'Oiseau des îles(1935), pour la Compagnie des Phosphates de Makatea (Polynésie française), ensuite devenu bateau de croisière (sous le nom de Flying Cloud) qui n'a été désarmé qu'il y a peu de temps (2010).

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la France commande des sous-marins aux Chantiers Dubigeon. Durant le conflit, le chantier réussira à garder deux unités inachevées qui ne seront livrées qu'en 1946, l’Astrée et l’Andromède.

Dans les années 1950 et 1960, les chantiers Dubigeon se sont spécialisés dans la construction de sous-marins, tout en continuant à construire des navires classiques.

En 1952, la Marine Nationale Française lança le projet de construction d'un sous-marin torpilleur de 2e classe. C'est-à-dire un sous-marin jaugeant entre 700 et 750 tonnes.

Ce sous-marin fut directement inspiré des u-Boot allemands, avec les améliorations technologiques de l'époque.

Ce sous-marin est connu sous le nom de classe Daphné, du nom de la première unité. Il en fut construit onze pour la marine française dont trois aux Chantiers Dubigeon, les Daphné et Diane, respectivement mis en chantier en mars et juillet 1958, puis le Minerve.

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Sous-marins de la classe 1 500 tonnes construits aux chantiers Dubigeon pour la France :

  • Q151 Argo, lancé le 11 avril 1929 ;
  • Q157 Phénix, lancé le 12 avril 1930.

Sous-marins de la classe Daphné construits aux chantiers Dubigeon pour la France :

Ces sous-marins eurent une très bonne réputation au-delà des frontières françaises. Ainsi, plusieurs marines militaires en commandèrent. Certains furent construits à Nantes.

Pour le Portugal :

  • S 163 Albacora, lancé en octobre 1966 ;
  • S 164 Barracuda, lancé en avril 1967 ;
  • S 165 Cachalote, lancé en février 1968 ;
  • S 166 Delfim, lancé en septembre 1968.

Pour l'Afrique du Sud :

  • S 97 Maria Van Riebeeck, lancé en mars 1969 ;
  • S 98 Emily Hobhouse, lancé en octobre 1969 ;
  • S 99 Johanna Van Der Merwe, lancé en juillet 1970.

 

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Chantiers_Dubigeon

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Chantiers Dubigeon de Wikipédia en français (auteurs)

Vidéo de démonstration d'un exercice d'entrainement d'évacuation d'un sous-marin avec la combinaison de sauvetage individuelle.